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Dégustation de chocolat à Pleyben

Chocolats Chatillon

La chocolaterie Chatillon se raconte au public

« La gourmandise est un joli défaut » selon Anne. Toute petite déjà, elle repérait pendant ses vacances avec sa mère les meilleures confiseries du Finistère.  De retour dans son département natal pour un break estival, ses pas la mènent tout naturellement vers la chocolaterie Chatillon à Pleyben. Reportage.

Chatillon, l’une des plus anciennes chocolateries du Finistère

C’est en 1965 que Michel Chatillon, formé dans des maisons réputées en France et en Suisse, ouvre sa première pâtisserie à Brest. Son allergie à la farine (un comble pour un pâtissier) l’oblige à changer ses projets. Son passage en Suisse, le pays du chocolat, lui donne une idée : pourquoi ne pas ouvrir une chocolaterie ? Cet homme d’action ne réfléchit pas longtemps et décide d’ouvrir sa première boutique à Pleyben. Le succès est rapidement au rendez-vous. La majeure partie des nombreux touristes qui visitent l’enclos fait une halte dans ce palais de la gourmandise. Aujourd’hui, ce "jeune" homme de 78 ans passe peu à peu la main à son gendre Renaud pour assurer l’avenir de la maison. Une affaire de famille !

Les petits secrets de fabrication du chocolat… breton

Il est 15 h. Anne retrouve à l’entrée un groupe de jeunes qui ont, comme elle, repéré l’enseigne. « La visite de l’enclos peut attendre » dit l’un d’entre eux, assurément impatient de tout savoir sur le chocolat et de le goûter (ou l’inverse !).
Gwen, la guide, nous invite à la suivre. Nous traversons la boutique et grimpons au premier étage vers les coulisses de la fabrication du chocolat. Des ouvriers préparent la cuisson des Florentins.
« C’est le produit phare et exclusif, inventé par Michel Châtillon lui-même » nous précise le guide. « Les machines pour  fabriquer ce délicieux gâteau aux amandes fondues dans le caramel enrobé de chocolat ont été inventées ici ».  
Gwen nous précise : « La recette viendrait d’un maître pâtissier florentin qui se serait rendu en Bretagne à l’époque de Louis XII (mari d’Anne de Bretagne). Depuis le 16e siècle, les chocolatiers se transmettent ce savoir-faire de génération en génération. Cette recette traditionnelle est, depuis plus d’un demi-siècle, détenue par la Maison Chatillon ». Belle leçon d’histoire, se dit Anne.

La grande histoire du chocolat
Des Olmèques aux Mayas, de Christophe Colomb à Christophe Michalak, le chocolat a toujours la cote.
Ce sont les Olmèques qui ont les premiers préparé et bu du cacao. Le chocolat n’est arrivé en Espagne qu’en 1528, sous le règne de Charles Quint. Rendu moins amer par la canne à sucre, le chocolat devient une gourmandise très appréciée à la cour du roi d’Espagne.
Avec la révolution industrielle au début du 19e siècle, le chocolat devient monnaie d’échange. À la même période, les processus de fabrication s’industrialisent. Les prix baissent et c’est ainsi que le chocolat gagne en popularité en Europe. De célèbres marques comme Suchard ou Lindt se développent d’ailleurs à cette époque.

Plaisirs des pupilles et des papilles

Anne contemple le travail de ces « artisans du goût » qui enfournent les plaques étagées sur des chariots roulants glissés dans un four plus grand qu’elle… Les bonnes senteurs qui en émanent lui rappellent son enfance et les gâteaux tout justes sortis du four que sa mère cuisinait. Parallèlement, elle écoute attentivement la bande audio qui explique les secrets de fabrication.  « Après le broyage, les grains de cacao se transforment en une pâte liquide (« masse de cacao ») ou en liqueur de cacao ou tout simplement en pâte. C’est avec cette pâte pressée que l'on fabrique le cacao en poudre ou en barre et le chocolat ».  La visite se poursuit par une projection sur l'histoire du chocolat Châtillon. Le film est passionnant, avec de belles images tantôt exotiques sur la production du cacaoyer en Afrique, tantôt  industrielles sur le transport maritime en container ou les contrôles au départ et à l'arrivée.

Le saviez-vous ?
Le mot chocolat vient de l’aztèque « tchocolatl » (mélange de « chocoé », soit « bruit » en maya, et « alt », « eau »). Ce « bruit d’eau » est en réalité le son du fouet qui servait à faire mousser le cacao.

Qui a dit que la gourmandise était un péché ?

Le groupe arrive à la boutique. Est-ce le point d’orgue de la visite ? Assurément, pour de nombreux jeunes qui admirent tels des enfants les ballotins de gourmandises odorantes savamment rangés sur une multitude d'étagères. Le guide précise : « Nos produits de fabrication artisanale sont sans conservateur, sans OGM, sans graisse végétale ». Le véritable florentin,  le produit star de la chocolaterie, figure tout naturellement ici en bonne place. Il se décline au chocolat noir ou au lait et se marie à l'orange, au citron, à la menthe, au caramel, aux fruits rouges, au beurre salé (Bretagne oblige !) … et en bio.
Anne interroge la guide : « Vous pourriez m’aider ? Ici tout semble délicieux et le choix est cornélien ». Goutez et laissez parler votre palais » lui conseille Gwen. Anne ne se fait pas prier et picore quelques douceurs. Tout en remplissant son panier, elle se remémore une phrase d’Honoré de Balzac « La gourmandise est une grâce chez les femmes. (Sarrasine - 1831) »

 
Infos pratiques
Visite gratuite
Chatillon Chocolat, 46 Place Charles De Gaulle 29190 Pleyben.  France
02 98 26 63 77
Site internet
Mon quart d’heure culturel !
Je suis à Pleyben et j’en profite pour visiter l’enclos paroissial, calvaire monumental dont la construction à débuter au XVe siècle.
© Chocolaterie Chatillon 
Team Nautisme by Tout commence en Finistère

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